dimanche 26 juin 2011

Kaki et mûres pas si sauvages que ça





On devrait avoir des kaki cette année...



Magnifique mûrier sauvage (kuwa), pas du tout le mûrier de nos haies vives. Ses feuilles servent normalement de nourriture aux vers à soie. N'ayant aucune capacité à produire le moindre millimètre de ce précieux fil, je me contente de me délecter de ses baies, absolument délicieuses. Rien à voir avec celles de notre mûrier de Nagoya, qui bien qu'abondantes, sont absolument insipides. Avec l'arrêt dégustation en perspective, promener les chiens prend un tout autre attrait !

Qui a peur de Gros Ours ?

Photo prise à KAHMA, Mizunami, Préfecture de Gifu


Avant la catastrophe du 11 mars, pour beaucoup, l'image du Japon était celle d'un pays à la pointe du progrès, de la précision et du modernisme, une mégalopole de béton qui s'étend d'un bout à l'autre de l'Archipel. L'image "pays à la pointe du progrès, de la précision et du modernisme" en a pris un coup suite aux  ratées lamentables de Tepco (et du gouvernement) quant à la gestion de la situation à la centrale de Fukushima. 




L'image "mégalopole de béton" est cependant sans doute restée intacte dans l'esprit du plus grand nombre. Bien sûr, je ne vais pas chinoiser et nier que les villes japonaises sont TRES grandes (Nagoya, intra-muros, 4ème ville du Japon compte le même nombre d'habitants que Paris, intra-muros) et très peuplées. 


"Obéliiiiiiix !!!"


Cependant, pour remettre certaines pendules à l'heure, je vous propose de vous pencher sur la photo ci-dessus (tout en haut !), photo prise récemment dans un centre de bricolage situé à une quarantaine de minutes au nord-est de Nagoya, grande métropole s'il en est, voir plus haut. Quid, quid ? Sur la pancarte l'image d'un méchant nounours et l'avis 熊に注意, ou plus simplement, "Attention aux ours"




Et pour chasser les ours, que propose-t-on ? Ni fusil à pompe ni fusil de chasse, mais simplement... des clochettes. Je n'ai bien sûr pas pu résister et en ai fait l'acquisition d'une, au son cristallin absolument charmant, que je compte fixer je ne sais comment à ma porte d'entrée. 


Tanuki


Il y a par ailleurs pléthore de sangliers et autres chiens viverrains (tanuki, en nippon) autour de notre maison dans la petite montagne, à moins d'une heure de Nagoya en voiture. Les serpents, je ne veux pas en parler... Je n'ai pas encore rencontré d'ours près de chez moi, mais s'il n'y avait pas une barrière entre le champ d'à côté et notre lopin de terre, c'est sûr qu'Obélix pourrait faire son marché de sangliers dans notre jardin...