mercredi 26 janvier 2011

Chauffage central ???

Comme je l'ai clamé l'automne dernier, le mois de novembre au Japon est un mois très agréable. Avec son ciel bleu et ses températures encore douces, ce mois détesté de la majorité des Français est pour nous, habitants de l'Archipel, une parenthèse bienvenue entre l'enfer de l'été et les frimas hivernaux. Et quand je dis "frimas hivernaux", il ne faut rien exagérer car, à Nagoya, les températures restent dans des limites inférieures décentes. A moins 2, on hurle que la glaciation quaternaire est là et que la cryogénisation va remplacer l'incinération. Moins 20, à Nagoya, on ne connaît pas (encore)...




Ce qu'on connaît par contre, ce sont les conditions déplorables dans lesquelles les habitations japonaises contraignent leurs habitants à passer les cruels mois glaciaires. OK, ce sont les hommes qui construisent les maisons, donc, j'acquitte les maisons et condamne les hommes ! En effet, dans pratiquement le Japon tout entier (sauf Hokkaidô), le chauffage central n'existe pas. Si on ajoute à cela une absence totale d'isolation des maisons, on ne s'étonnera pas que les températures intérieures avoisinent les températures extérieures. Avoir 5 degrés dans sa salle de bains n'est pas une chose extraordinaire, mais la norme dans la majorité des habitations. 




Comment supporte-t-on de telles températures dans son home sweet home ? Et bien, d'abord, élémentaire, mon cher Watson, on s'habille chaudement. Gros pulls et affreuses chaussettes bien épaisses sont les compagnons indispensables de l'hiver japonais. Et puis, même sans chauffage central, on chauffe tout de même les pièces où l'on se tient : chauffages individuels, au gaz, à l'électricité et au pétrole rendent la vie supportable sinon divine. 







Mais parmi les chauffages, celui qui ne manque à aucune demeure japonaise, est le "kotatsu" (le "kota" de son petit nom). 



Prenez une table, mettez dessous des charbons (de bois) ardents ou une résistance électrique (moins dangereux, tout de même), recouvrez le tout d'une bonne couette bien longue et bien épaisse, et, pof, vous avez votre chauffage ! Toute la maisonnée s'y réfugie, pour fuire la Sibérie ambiante. Bien des problèmes urinaires hivernaux proviennent certainement du kotatsu dont on a trop de mal à s'extraire pour aller soulager un besoin naturel au milieu des stalactites de glace qui pendouillent un peu partout dans la maison...





Et moi qui croyais que cette diabolique invention était une spécialité nippone, j'ai découvert récemment que j'avais tout faux. "Brasero" dans l'Espagne d'antan (pas celle du déluge, hein !), "korsi" en Iran ou "sandali" en Afghanistan, si on cherche, on retrouve ce moyen de chauffage dans beaucoup de pays de par le monde (je n'ai pas fait une recherche exhaustive). 




Korsi iranien à voir dans le blog Pedestrian


Et chez SdC, kotatsu ou pas kotatsu ? PAS kotatsu, mais force m'est de reconnaître que dans certaines occasions, le kotatsu a un charme chaleureux indéniable...

vendredi 7 janvier 2011

Manichéisme délirant

D'après la doctrine de Manès, qui, comme tout le monde le sait (lol), est est né le 14 avril 216 en Babylonie, le monde se divise en deux : les bons et les méchants, le bien et le mal, le blanc et le noir. En voici ci-dessous des exemples frappants. Et oui, on dirait bien que le manichéisme ne se limite pas aux humains, et que même les bestiaux sont concernés...

Tas de chats très policés et aimables

Corgi qui rigole

Papillon charmeur

                                                  VERSUS

la bande de gueux montant la garde à l'entrée d'un village nippon. Si vous n'avez pas peur, cliquez sur les photos pour voir de près l'oeil torve de ces sauvages que j'hésite moi-même à nommer "chats"...


samedi 1 janvier 2011

Premier janvier deux mille onze

                     Bonne Année