mardi 22 juin 2010

Ma déclaration

Je L'avais remarqué il y a 4 ou 5 ans. Je L'avais trouvé magnifique. Sa prestance, Son élégance m'avaient séduite. J'en avais déjà vu, des comme Lui, mais jamais d'aussi près. Je pouvais Le caresser des yeux, Le toucher même. Je Le rencontrais tous les jours. Il ne me voyait pas mais Sa présence me suffisait. Nous étions voisins. C'était mon copain. Et, tout comme on s'habitue à la présence habituelle d'un être cher, je m'étais habituée à Lui. Le savoir là me rassurait. Il était devenu évident, donc invisible.


J'ai commencé à m'inquiéter lorsque j'ai cru Le voir, sinon dépérir, du moins entrer dans une phase de paresse, de somnolence. Diable, quand on a connu Johnny à 20 ans, le voir à 60 passés, ça fait un choc !!! Mais je m'égare dans des domaines où je ne souhaite pas entraîner mon Ami, qui n'a rien d'un Johnny.


Bien que toujours présent, je Lui trouvais pauvre mine. Je voyais ses semblables, inchangés d'années en années, qui resplendissaient, eux... Mais, saperlipopette, qu'avait-Il donc, mon très Cher ?


Hier soir, j'ai eu, je crois, la réponse à ma question. A savoir, mon Copain, mon Bien-aimé venait de traverser une longue crise de flemme. Il avait pris quelques années sabatiques, était parti je ne sais où, et revenait en fanfare et majesté.


En effet, hier soir, en promenant la Bête, chose que je fais RAREMENT, je L'ai vu. Je L'ai redécouvert, comme jadis, pareil à Lui-même et couvert de boutons et de fleurs. Il n'était donc pas malade ou sub-claquant. Il avait simplement mis toutes ses années de sommeil à préparer la magnifique floraison qu'Il m'offrait enfin.


C'est rassurée et heureuse que je me suis endormie hier soir, sûre de Le trouver au rendez-vous le lendemain. Et en effet, Il était là ce matin, et m'a obligé à arrêter mon char afin de le prendre en photo. Quand on retrouve un vieil ami, on ne rechigne pas à aller le serrer sur son coeur en prétendant qu'on risque d'arriver en retard au boulot et gnagnaga et gnagnagna. Pendant que la porte de mon garage se refermait, Il était tout à moi et j'étais toute à Lui, mais, ça, je crois bien qu'il n'avait pas grand chose à en cirer... Je L'ai photographié sous le plus d'angles que je pouvais, j'ai effleuré Ses feuilles et caressé Ses fleurs. Elles ne m'ont pas déçue.


Magnolia Grandiflora, mon Voisin, mon Ami, je T'aime !

2 commentaires:

emilie a dit…

Tout simplement magnifique!

Sophiedeno a dit…

très jolies photos!