dimanche 17 mai 2009

De l'école

Au Japon, les écoliers des écoles publiques n'ont pas d'uniforme. Seule obligation, porter un chapeau ou une casquette jaune pour être vu de loin et ne pas risquer de finir sous les roues d'un chauffard. Pour les filles, le chapeau, pour les garçons, la casquette.


De ces années de couvre-chef forcé, mais toujours respecté, vient peut-être l'amour des Japonais adultes pour les chapeaux...


Quant aux cartables, rien n'est obligatoire, mais, traditionnellement, les filles ont un cartable rouge et les garçons un cartable noir. Ces fichus machins sont lourds en diable et coûtent (coûtaient) la peau des fesses. Celui de mon fils, acheté par ses grands parents, avait coûté 40 000 Yen. Moi qui n'aime pourtant pas jeter, j'ai jeté cet abominable machin avec un bonheur indicible, encouragée par le propriétaire, hein ! Du temps de mon fils (25 ans), bien que pas obligatoire, TOUS les enfants avaient ce genre de cartable. Puis, petit à petit, les choses ont changé (même du temps de mon fils), et les enfants de l'équivalent de CM1, CM2 (mais si, je sais qu'il y a 6 ans d'école primaire au lieu des 5 ans français !), se sont mis à utiliser des sacs à dos à la place des horribles objets de torture traditionnels.

A noter que les cartables traditionnels se déclinent maintenant dans une grande variété de couleurs et qu'on en trouve à tous les prix.

Flèche jaune : sac à dos révolutionnaire
Flèche noire : cartable garçons traditionnel
Flèche rouge : cartable filles traditionnel

Flèche bleue : chapeau de fille

Les enfants vont et reviennent toujours à l'école et de l'école en groupe. Les parents n'ont pas le droit (en principe) de les accompagner ou d'aller les chercher sauf cas exceptionnel.

Voici des collégiennes. Uniforme de rigueur à partir du collège. La marinière est particulièrement fréquente. A noter que les uniformes des filles excitent particulièrement les mâles libidineux japonais... Non, je ne rigole pas !

Beauté

Une étudiante de mon université. Tout était beau, son visage, son corps et surtout ses cheveux qui volaient doucement au vent. Une vision rare et un hors sujet complet dans Société de Consommation.

Petit traité de vacuité ; les photos (3), la beauté



Aquariums d'anémones de mer dans le magasin à bêbêtes. Si j'en avais les moyens, je m'offrirais ça. Bon, c'est pas demain la veille.

Petit traité de vacuité ; les photos (2), les people

Photos prises au péril de ma vie, au mépris de l'interdiction et des menaces du Fruit-De-Mes-Entrailles que cette atteinte au respect de la vie privée révoltait. Comme il n'a pas tout à fait tort, j'ai fait du barbouillage facial.


Là aussi, j'ai risqué gros en voulant prendre ce magnifique sac "Vuitton" ? C'est tout à fait possible que ce soit un vrai, mais je ne connaissais pas (encore) ces impressions fleuries. M'en fiche, j'aime pas Vuitton !

Là, il faut me croire sur parole, le pantalon fleuri, c'est le mec, le jean sobre, c'est la nana.

Encore un billet, et vous en aurez fini avec Mozo. Allez, cliquez sur la suite !

Petit traité de vacuité ; les photos (1)





Une autre manière de porter le yukata (kimono d'été en coton).

Normalement, le noeud se porte derrière et non devant. Jadis, seules les péripatéticiennes portaient le noeud devant, afin de rendre l'accès à leur lieu de travail plus facile...

Choisie pour représenter les boutiques de fringues pour nanas.

La mode "japonisme" semble être tombée sur de nombreux T-shirts pour mâles.

Plusieurs magasins de chaussettes-soquettes pour l'été.

Et maintenant, passez au billet suivant. J'aimerais dire "Vous ne le regretterez pas !"...

Petit traité de vacuité



Visite hier d'un nouveau centre commercial ouvert récemment dans la périphérie de Nagoya. Ben oui, comme vous le voyez, le week-end, on se cultive comme on peut, surtout quand il pleut comme vache qui se soulage. Le mall en question s'appelle "Mozo Wondercity" et fait partie, évidemment, de la chaîne Aeon. Wondercity n'est pas un "nouveau né", mais s'est agrandi de Mozo. Ouverture des portes très récente, le 21 avril. Pour vous qui résidez dans le coin et ne connaissez pas encore cette nouvelle merveille de la consommation nipponne, tout ça se trouve près de l'ancien aéroport de Nagoya.


Bon, maintenant, passons à des choses plus amusantes. D'abord, le truc est IMMENSE, mais le parking était plein, plein, plein, et pourtant il est, lui aussi, super grand. Moralité première, la famille SdC n'est pas la seule à vouloir s'attraper un petit coup de grippe porcine un samedi après-midi pluvieux de mai. Ça fait toujours plaisir de savoir qu'on fait partie d'un groupe, serait-ce celui des cons...


Les boutiques s'étendent sur 4 étages, et, au début, on se dit qu'on arrivera jamais à tout voir. Et puis, on part en safari shopping et on se rend compte que les 4 étages sont... vides. Rien, nada, niente d'intéressant ou d'attirant pour le portefeuille ou pour l'oeil. Hormis une grande librairie, des fringues, des fringues, des fringues (Zara et Lacoste, entre autres), toutes pareilles et pas super-super, 2 magasins de chapeaux (?!), un grand espace animalier avec vêtements pour toutous, poissons exotiques et autres babioles (la partie la plus intéressante pour moi) et... ???, et bien, je ne sais pas trop quoi d'autre, à part, bien sûr, un immense Jusco (le Monop' japonais de notre région).


Ne pas oublier un grand espace restau, bien sûr pris d'assaut par les clients affamés (il y avait encore la queue à 9:30 lorsque nous sommes partis...) et des cinémas (je sais qu'il y en a, mais je ne les ai pas vus). Conclusion, très grande déception, car absolument rien d'intéressant à voir. Très grande satisfaction, par contre, car pas d'achat, à part 2 tablettes de chocolat. Parmi les shopping centers Aeon, c'est vraiment, de l'avis de toute la famille SdC, celui qui craint le plus. Nos préférés, par contre, le plus petit, celui de Chikusa, celui de Ozone et celui de Atsuta, dans lesquels on peut se promener en "faisant un plaisant lèche-vitrines".


Pour des photos plus amusantes, et détaillées, jetez un oeil au billet suivant !

lundi 11 mai 2009

Quelle cochonne, cette grippe A !


Suite et fin du chapitre "pharmacie" japonaise.

A côté des déodorants, donc bien en vue, une montagne de masques contre la grippe du cochon. Non, je ne me trompe pas, je traduis littéralement du japonais. Ici, le bon peuple ne parle pas de grippe A mais s'en tient à l'appellation "grippe porcine".

Ecoutant la radio française, j'ai été amusée l'autre jour d'entendre les recommandations pour se protéger de la contagion. En effet, si le lavage des mains ne m'a pas étonnée (c'est aussi ce que conseille le Japon), le chapitre "mouchoir" m'a rappelé un temps que je croyais bêtement révolu, celui où l'on se mouchait dans un mouchoir en tissu qu'on repliait soigneusement et qu'on remettait dans sa poche.

Il y a très longtemps, un médecin français m'avait recommandé, comme il est dit dans la pub radio, de n'utiliser que des mouchoirs en papier pour éviter l'auto-infection. Déjà que, pour les Japonais, se moucher en public équivaut à flatuler bruyammant, je ne vous dis pas si on leur parle de remettre dans leur poche le torchon morveux qui leur a servi de papier H. Ici, on se mouche uniquement dans du papier et on réserve les jolis mouchoirs en tissu pour s'essuyer les mains ou éponger sa transpiration.


Donc, si on se résume, au Japon, pour se protéger de la grippe cochonne A, on doit porter un masque, se laver les mains et... faire des gargarismes. Les ... veulent exprimer le regard apitoyé des pharmaciens français auxquels j'ai parlé de prophylaxie par gargarismes.

Comme quoi, on est toujours le con de quelqu'un !

Sous le parfum, la puanteur !

Je vous emmène maintenant dans une "pharmacie" nipponne.

Ben oui, ça ne ressemble pas aux pharmacies de par chez nous. Pourtant, je vous jure qu'il y a bien des pharmaciens et des médicaments (avec ou sans ordonnance), dans ce capharnaüm dont je ne vous montre qu'une infime partie.


Pour les drogues (douces), c'est sur la droite que ça se passe. Le reste ? Produits d'entretien, couches, papier H, produits de beauté, oeufs, sodas et jus de fruits, alcools... J'en oublie.

Mais à l'entrée, tout d'abord, cet immense stand saisonnier, qui propose des déodorants. Et oui, les Japonais ont beau avoir rarement de fortes odeurs corporelles, depuis quelques années les déodorants ont la cote. Mais pas toute l'année, car, bien qu'on puisse maintenant en acheter même en hiver, ils ne sortent vraiment qu'à l'approche de la belle (mauvaise) saison.

En voilà pour les femmes :


Et pour les mecs aussi (un peu moins, quand même) :


Et à propos des "odeurs", les Japonais ont le nez allergique (non, pas la maladie !) aux puanteurs corporelles et aux parfums. Parmi les objets de dégoût des jeunes nipponnes, les hommes d'âge moyen (à partir de 30, 35 ans... Et je ne vous parle pas des vieux, pratiquement accusés de sentir la charogne) dont elles disent vouloir fuir les effluves dans les trains et les métros bondés. Leurs reproches : cuirs chevelu odoriférants, haleines putrides, vêtements puants ou parfums trop forts. Moi, je vous le dis, je ne voudrais pas être un mâle nippon de plus de 20 ans (leurs congénères trouvent grâce à leurs yeux) !

(Commentaires recueillis auprès d'étudiantes entre 20 et 22 ans)

Contrastes

Si je vous dis que le Japon est une terre de contrastes, pleine de contradictions, j'enfonce des portes ouvertes.

Si vous croyez que le Japon, c'est uniquement ça :


ou ça :


Moi, je rigole !


Dans un rayon d'un kilomètre, vous avez ces paysages :


et ceux-là...


Comme vous le voyez, vivre sous des fils à haute tension, ne fait pas du tout peur au Japonais...

Quant aux cables multiples et variés, il est faux qu'on ne peut pas les enterrer à cause des tremblements de terre. La ville de Nagoya procède depuis quelques années à leur enfouissement, mais vu la quantité de rubans à enterrer, ce n'est pas demain que le ciel nippon retrouvera sa virginité originelle.

Contrastes ? Qui a dit contrastes ???

vendredi 1 mai 2009

N'est pas toujours bête qui croît...

Si vous suivez l'actualité internationale, vous savez peut-être que la dénatalité est, au Japon, un problème très inquiétant. Trop de vieux, plus de jeunes, qui va bien pouvoir payer nos retraites, je vous le demande.


Certainement pas les adorables créatures que l'on promène dans ces non moins adorables poussettes puisqu'il s'agit ici de poussettes... à chiens ! Et pas données, les poussettes, 15 000 Yen (113 Euros) environ...

Mais, si vous préférez ne faire qu'un avec votre quatre pattes, vous pouvez aussi le porter contre vous dans une écharpe, comme un vrai bébé. Quid des Danois ou des Saint-Bernard ?

Perplexe...

Entre les magasins de vêtements pour toutous et les landaux à clebs, on se demande où la connerie humaine s'arrêtera.

Boutique de vêtements pour chiens à La Chic

Pâte à tarte, pâte à crêpes, pâte de verre


En ces temps de vaches maigres, je peux vous dire que, pour certains bovidés, l'herbe est plus verte que pour d'autres et que toutes les vaches ne sont pas filiformes.


En effet, il y a en ce moment une expo-vente de vases et autres babioles de Gallé et Daum , dans le grand magasin Matsuzakaya. Sur les lieux par hasard, je suis allée y faire un tour car j'aime beaucoup tout ce qui touche à la pâte de verre. Bon, jusque là, je reconnais que je ne vous fais pas le scoop du siècle. Mais patience, ne dit-on pas que tout vient à qui sait attendre ???


Ce qui m'a frappée dans ce magnifique vide-grenier, ce n'est pas la beauté des pièces présentées, ni même leur nombre (beaucoup, beaucoup), mais leurs prix. Pas une babiole en dessous de 600 000 Yen, qui n'étaient d'ailleurs pas super géniales malgré leur prix. Non, ce qui m'a marquée, sinon à jamais, du moins pour un bon bout de temps, c'est un très joli vase, plutôt petit, vendu pour la modique somme de... 23 millions de Yen (174 357 Euros). J'ai écrit exprès le mot "million" plutôt que la brochette de 0. Et vous savez quoi ? Il était vendu, le mignon petit vase ! Il y en avait un autre qui coûtait la somme plus "raisonnable", de 17 000 000 Yen (129 000 Euros), pas encore vendu, celui-là. Si ça vous intéresse, vous avez encore toutes vos chances !


Au fait, pour vous qui n'habitez pas au Japon, je vous signale qu'avec 23 000 000 Yen, on peut tout de même acheter un appartement, petit, mais correct. Ne reste plus alors qu'à le décorer de divers petits objets chinés ici et là.