dimanche 25 janvier 2009

Bracelets et bagues


Colliers





Boucles d'oreilles



Un petit florilège de mes anciennes et nouvelles créations.

Fils d'or 14K, fils d'argent, pierres semi-précieuses.

jeudi 22 janvier 2009

Le club des Cinq, nouvelle version

Hier, tout en vaquant à mes occupations, j'écoutais l'émission Rue des entrepreneurs d'Isabelle Giordano sur France Inter. Le thème :


Peut-on encore se nourrir pour pas trop cher

Parmi les invités, Isabelle Saporta, auteur de "Ne mâchons pas nos maux", et une nutritionniste au nom tout droit sortie d'un roman de Stendhal, Béatrice de Reynal.


Je ne vais pas vous raconter l'émission par le menu. Si ça vous intéresse, vous pouvez la réécouter après avoir cliqué ici. Non, ce qui m'a interpellée quelque part, c'est le programme PNNS (Programme national nutrition santé) qui recommande, entre autres choses, de manger au moins 5 fruits et légumes par jour.

Chercher l'erreur...

Mais non ! Arrêtez de me balancer des pierres et des quolibets du genre, "Mais d'où qu'elle sort celle-là, qu'elle sait même pas ce principe de base de la base ???" Calomniateurs ! Bien sûr que je le connais, le principe des 5. Même que je culpabilise à mort tous les jours que dieu fait parce que je n'arrive pas à l'appliquer !


Ce que je ne savais pas par contre, c'est que ces fruits et légumes qu'on a le devoir d'ingurgiter si on veut maintenir ses artères aussi jeunes que son visage, n'ont aucunement besoin d'être consommés FRAIS. Les aliments surgelés et les boîtes de conserve ont autant de valeur nutritive que les produits frais. Bien sûr, je ne parle ici que des produits à cuisiner et non de la boîte de cassoulet. Il est vrai qu'équeuter 1 kilo de haricots verts ou ouvrir une boîte quand on est pressé ou flemmard, y'a pas photo.

Et oui, c'est moi qui ai fait le travail !

"Et le goût ? Blasphématrice, suppôt de Mac Donald, t'en fais quoi du goût ?" Et bien je vais vous dire, et d'un, que les trucs surgelés ou en boîte, s'ils sont bien cuisinés, sont fort bons, et de deux, que mon propos ici n'est pas le goût, mais la santé. J'avais toujours considéré les surgelés et confrères comme des sous-aliments, ne pouvant absolument pas entrer dans la sainte liste des 5, et je vois que j'avais tout faux.


Dorénavant, je plongerai avec béatitude et bonne conscience dans les bacs à surgelés, me ferai des ventrées de légumes après en avoir vérifié la provenance (...) et dormirai dessus du sommeil du Juste ! Quant aux fruits, je continuerai à les déguster frais.

Z'avez compris ???


mercredi 21 janvier 2009

L'Histoire


Bonne chance, Monsieur le Président !

Je veux le même chez nous...

lundi 19 janvier 2009

Mot d'enfant

Ce matin dans une université privée de Nagoya, la phrase suivante à traduire ;

"J'aimerais prendre une bière."


Des étudiantes de première année, 18, 19 ans. Dernier cours de l'année, français option mineure grands débutants, MAIS, 2 cours (90 minutes) de français par semaine.


"J'aimerais prendre une bière"
, donc.


"Mademoiselle X, pouvez-vous me traduire cette phrase en japonais, SVP."

"..........................................................................................."

"Alors ???"

"??????????????????????..............................??????????????????????????, euh, えと、私は (je) 棺を(cercueil)..."
(NDLR. La construction de la phrase japonaise est inverse de la construction de la phrase française.)

"Hein ????!!!!!!!!!!!! Répétez SVP (dit en japonais) ???..."

".............................., euh, えと、私は (je) 棺を(cercueil)..."

Bon sang, mais c'est bien sûr ! La bière et la mise en bière, c'est du pareil au même.
Et puis, quoi de plus normal que de trouver dans un manuel de français de première année, le mot "cercueil".

La prochaine fois que vous commanderez une bière dans un pays francophone, essayez donc de demander "un cercueil" plutôt...

mercredi 7 janvier 2009

Maman, y'a le chien qui mange mes croquettes !

J'avais une tante, paix à son âme, radine. La tante, radine, pas l'âme, enfin, je ne crois pas. Tata Radine n'allait jamais au restaurant sans emporter un sac en plastique dans son sac à main. Et à la fin du repas, juste avant qu'on ne desserve, elle faisait glisser, plus ou moins subrepticement, le contenu du reste de son assiette dans son sac en plastique et elle remettait le tout dans son sac à main. Si elle était prise sur le fait par le personnel du restaurant, elle justifiait alors son geste en arguant que c'était pour son chat. Ma tante avait inventé le "kitty bag" avant l'heure. Mais ces talents innovateurs me rendaient malade de honte et, après une très longue lutte de ma part, Tata Radine renonça, devant moi du moins, à ces pratiques que je considérais indignes.


Nagoya, ville riche et bling-bling à l'avarice réputée, au début des années 80. Invitée à une réception de mariage, je découvris avec surprise qu'à la fin du repas, on distribuait aux invités des boîtes vides. Why, why, why ? me demandais-je avec curiosité. Et bien, tout simplement pour récupérer les reliefs du repas, "si bons qu'il serait dommage de les laisser perdre !", annonça le "Maître des cérémonies". LA HONTE ! pensai-je, en regardant avec horreur les boî-boîtes. Des amis tokyoïtes présents à notre table, eurent la même réaction que moi. Je n'allais pas imiter Tata Radine avec ses "Kitty bags", même si, moi aussi, j'avais des chats. On a son honneur, tout de même !


Washington, fin des années 90. Un très bon restaurant de steaks avec des portions... américaines. A la fin du repas, il restait au moins 150 g de viande dans chaque assiette. Mon amie française (tu es là MP ?) ne fit alors ni une ni deux et demanda qu'on nous enveloppe nos restes, que nous dégustâmes le lendemain à midi avec grand plaisir. J'avais découvert le "doggie bag" et perdu toute honte.


Un an plus tard, en Californie, j'emportais avec triomphe dans une petite boîte tous les restes qui traînaient dans les assiettes, pour les rapporter à mon fils qui préférait souvent rester à l'hôtel plutôt que d'aller au restau avec sa môman et la copine de celle-ci. La victoire du "doggie bag" était consommée et entière.


Au Japon, les portions étant raisonnables, il m'arrive assez rarement de demander un "doggie bag". Quand ça arrive, j'assume cependant fort bien la chose, que je rapporte à la maison, mais ni pour la chienne, ni pour les chattes...


En fait, ce n'est pas pour faire mon coming-out que j'ai écrit ce qui précède. J'ai en effet lu dans le Asahi, que l'usage du "doggie bag" était encouragé afin de lutter :

- contre le gaspillage
- contre le recyclage (improbable...) des restes par des restaurateurs peu scrupuleux

Problème ? Le restaurant risque d'être attaqué en justice si le consommateur gère mal le contenu de son "doggie bag" et se retrouve avec une intoxication alimentaire qu'il aura lui-même provoqué en conservant mal ou trop longtemps des restes putrescibles.


A la lecture de cet article, j'ai compris que Nagoya n'avait plus la palme de la radinerie et que, finalement, il fallait être bien... sot, pour préférer jeter (faire jeter) de la nourriture s'il y avait un moyen de l'éviter.

Faute de grives...

Et en France, qu'en est-il ? Le "doggie bag" a-t-il fait une percée ou est-il toujours aussi honteux de vouloir rapporter chez soi les 3/4 de sa choucroute ???

Les affres des aphtes


Vous avez déjà eu des aphtes ? Qu'est-ce que ça fait mal, non ? Vous souffrez le martyr, mais vous avez beau regarder le lieu du MAL, souvent on ne voit pratiquement rien, nada, nothing. Un petit point, peut-être un peu plus rouge que le reste, un micron de "bouton", qui vous donne pourtant envie de prendre votre meilleur couteau de cuisine pour lui faire la peau.

Alors, si vous ne le connaissez déjà, je vais vous donner LE remède de bonne femme le meilleur marché et le moins dangereux que je connaisse pour régler votre problème aphteux. UN GLAÇON ! Un glaçon tout bête que vous appliquez sur la cause de votre souffrance et qui va la neutraliser en la brûlant (ça, c'est MON langage, pas celui de la Faculté...).

Cette méthode marche très bien avec les petits aphtes situés sur le bout de la langue. Mais quand ils prennent des proportions gigantesques d'ulcérations blanchâtres, la banquise n'y suffirait pas, malheureusement.

Côté médicinal, j'utilise aussi du Borax en granules homéopathiques, quand j'y pense, quand j'en ai et quand je le retrouve. Le glaçon a cependant l'avantage d'agir pratiquement tout de suite sur la douleur et vous n'avez pas besoin de retourner votre maison pour le trouver.

vendredi 2 janvier 2009

Le shôgatsu (3)

Le 31 décembre au soir, ô misoka (大晦日), la famille SdC s'est fait une bonne fondue au fromage, pas du tout dans l'esprit du moment au Japon. Seule présence nipponne admise à table, des mochi (餅)qui s'adaptent pas trop mal au fromage fondu.

les mochi (avant)

et après

Le lendemain, lever matinal pour voir les premiers rayons du soleil de l'an nouveau. Ça va pas la tête ! Le soleil, chez moi, on le voit se lever AVANT de se coucher, mais on ne se lève pas pour le voir en faire autant.

Réception des cartes de voeux. Ou bien on a de moins en moins de connaissances (je ne dis pas "amis"), ou bien les Japonais font de plus en plus l'impasse sur ces fichues nengajyô, mais cette année, on a battu des records de "pénurie".


Au milieu de l'amas de cartes, une petite enveloppe avec un chat, maneki neko, dans laquelle j'avais glissé quelques pièces de 100 yen comme étrennes pour "mon garçon".

Et puis, enfin, un petit panorama de la table de Nouvel An, avec mes compositions. De quoi faire hurler d'horreur la majorité des Japonais, vu le mélange des genres et le manque évident de plats VRAIMENT typiques du Shôgatsu.

Le truc jaune, c'est de la purée de pommes de terre-citrouille. Il y a aussi des haricots verts...

Ça, ce sont les "paupiettes" au gobo enroulé dans de la viande de boeuf, ma confection. Pas mauvais.

Une sorte de nimono

Non ! Ce ne sont pas des olives mais des haricots sucrés

De l'oeuf roulé

A noter que les couverts sont tout à fait déplacés, mais j'aime le mélange des genres. Et puis, la purée, avec des baguettes, c'est pas évident...

Avec tout ça (???) on a bu un peu de saké. J'avais mangé pire, mais j'avais mangé meilleur aussi...

Le soir, retour à la bonne bouffe avec des coquilles Saint-Jaques (à la française) et de la dorade (à la japonaise). Et des mochi, bien sûr !

Mochi frais reçus le matin même

et voilà ce que donne un mochi cuit...

Pendant ce temps, chez les poissons, c'était aussi la fête.

Je t'aime un peu

Beaucoup

Ben, pas tellement, finalement

Et enfin, repos canin après des agapes festives (pléonasme ?)

Croquis de voeux

Superbes voeux de Kek à regarder ici.