lundi 11 mai 2009

Quelle cochonne, cette grippe A !


Suite et fin du chapitre "pharmacie" japonaise.

A côté des déodorants, donc bien en vue, une montagne de masques contre la grippe du cochon. Non, je ne me trompe pas, je traduis littéralement du japonais. Ici, le bon peuple ne parle pas de grippe A mais s'en tient à l'appellation "grippe porcine".

Ecoutant la radio française, j'ai été amusée l'autre jour d'entendre les recommandations pour se protéger de la contagion. En effet, si le lavage des mains ne m'a pas étonnée (c'est aussi ce que conseille le Japon), le chapitre "mouchoir" m'a rappelé un temps que je croyais bêtement révolu, celui où l'on se mouchait dans un mouchoir en tissu qu'on repliait soigneusement et qu'on remettait dans sa poche.

Il y a très longtemps, un médecin français m'avait recommandé, comme il est dit dans la pub radio, de n'utiliser que des mouchoirs en papier pour éviter l'auto-infection. Déjà que, pour les Japonais, se moucher en public équivaut à flatuler bruyammant, je ne vous dis pas si on leur parle de remettre dans leur poche le torchon morveux qui leur a servi de papier H. Ici, on se mouche uniquement dans du papier et on réserve les jolis mouchoirs en tissu pour s'essuyer les mains ou éponger sa transpiration.


Donc, si on se résume, au Japon, pour se protéger de la grippe cochonne A, on doit porter un masque, se laver les mains et... faire des gargarismes. Les ... veulent exprimer le regard apitoyé des pharmaciens français auxquels j'ai parlé de prophylaxie par gargarismes.

Comme quoi, on est toujours le con de quelqu'un !