Hier, j'ai fait laver ma voiture. Extérieur et intérieur. Pour une fois que je le fais (faire), j'ai demandé la totale. Environ une quarantaine de minutes d'attente. Je le savais et avais prévu de déjeuner dans un boui-boui du coin en contemplant les images glacées d'un magazine féminin nippon.
Ayant une carte de crédit délivrée par la station service (où je vais assez souvent), j'ai confié cette dernière à l'homme de l'art qui allait s'occuper de ravaler la façade de mon char et suis partie tranquillement m'acheter mon magazine à images glacées à feuilleter dans le boui-boui.
Là, je sens déjà le poil de certains d'entre vous se hérisser. "LAISSER UNE CARTE DE CREDIT A UN COMMERÇANT !??? L'a un grave problème dans sa tête, Société de consommation." Ne dîtes pas le contraire, si vous n'habitez pas au Japon, je suis sûre que vous me prenez pour une félée totale. Meu non ! On le fait tout le temps, au Japon de confier sa carte de crédit à un vendeur qui, ainsi, veut vous éviter d'avoir à cavaler jusqu'à la caisse, située à 2 mètres environ. Et je peux vous assurer qu'en 901 ans de Japon, je n'ai JAMAIS (encore) eu le moindre problème.
Mais attendez, mon histoire va se corser. C'est d'ailleurs ce qui justifie ce billet. Après un repas pantagruélique en compagnie de ma masse de papier glacé (les magazines japonais pèsent toujours un âne mort !), je m'en suis retournée doucettement vers mon carosse rutilant. Et je le voyais de loin. Rutiler. Sans lunettes et avec un verre dans le nez, j'aurais même pu croire que ma citrouille s'était transformée en Porsche Cayenne (vous savez bien, la Cayenne, c'est mon obsession). Elle m'attendait sagement, brillant de tous ses feux éteints. Je me suis dit alors que, de temps en temps, ce n'était pas mal d'avoir une voiture propre plutôt qu'une poubelle, mais, bon, ça, c'est une autre histoire...
Connaissant les usages de la station, je me suis donc dirigée vers ma citrouille dont je savais les portes dévérouillées et la clé sur le contact. Un charmant employé m'a alors rejointe pour me faire signer la facturette de la carte de crédit. Jusque là, rien de plus normal. Et juste avant que je ne lui demande où elle était, il m'a aimablement signalé que ma carte était posée sur le siège passager... Une carte de crédit, posée en pleine vue, dans une voiture ouverte !!! Et le plus fort, c'est que je ne pense même pas que ça risquait vraiment quelque chose.
Question à 100 Yen (1 Euro, 1 $), l'employé de la station service aurait-il laissé ainsi un billet de 10 000 Yen (100 Euros, 100 $) livré à la convoitise du brave peuple ???
Terre en forme
Il y a 1 an

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